SM le Roi adresse un discours à la Nation à l’occasion du 68-ème anniversaire de la Révolution du Roi et du Peuple (Texte intégral)

SM le Roi adresse un discours à la Nation à l’occasion du 68-ème anniversaire de la Révolution du Roi et du Peuple (Texte intégral)

Fès- Sa Majesté le Roi Mohammed VI, que Dieu L’assiste, a adressé vendredi soir un discours à la Nation à l’occasion du 68-ème anniversaire de la Révolution du Roi et du Peuple.

Voici le texte intégral du Discours royal :

“Louange à Dieu, Prière et salut sur le Prophète, Sa famille et Ses compagnons.

Cher peuple,

La commémoration de la Révolution du Roi et du peuple est une occasion privilégiée pour que notre Nation se remémore avec exaltation les valeurs de sacrifice et de loyauté qui lui permirent de renouer avec la liberté et l’indépendance.

Plus qu’un événement historique figé dans le temps, cette Révolution, toujours en constante régénérescence, ne cesse d’inspirer, à des générations de citoyens, l’amour authentique de la patrie et, par corollaire naturel, l’ardeur à défendre le pays, ses institutions, ses symboles sacrés.

Cette célébration qui advient à quelques jours des prochaines élections, coïncide avec le lancement d’une nouvelle génération de réformes et de projets, prévue dans le cadre de la mise en œuvre du Modèle de développement et du Pacte national pour le Développement.

Par la tenue simultanée des scrutins législatif, régional et local, l’échéance attendue atteste l’enracinement de la pratique démocratique dans notre pays et confirme le niveau de maturité du système politique marocain.

Cher peuple,

Les élections, loin d’être une fin en soi, constituent un levier pour la mise en place d’institutions crédibles dont la vocation est de servir l’intérêt général, de plaider les Causes nationales.

De fait, Notre conviction est que l’Etat tire sa force de ses institutions, de l’unité et de la cohésion de ses composantes nationales. Ce sont précisément les atouts dont nous nous prévalons pour défendre notre pays face à l’Adversité, aux crises, aux menaces.

Cet esprit de corps est palpable face aux attaques méthodiques dont le Maroc a été dernièrement la cible de la part de certains pays et d’organisations notoirement hostiles à notre nation.

Le Maroc est visé du fait qu’il est un Etat pleinement constitué depuis plus de douze siècles, outre une histoire amazighe au long cours, et que depuis plus de quatre siècles il est gouverné par une monarchie citoyenne, présidant à la destinée du pays et la façonnant dans une symbiose totale entre le Trône et le peuple.

Le Maroc est aussi visé pour sa sécurité et sa stabilité, ces biens particulièrement précieux en ces temps de convulsions et de soubresauts qui agitent le monde.

Néanmoins, la bonne réputation du Maroc, sa place indiscutable dans le concert des nations, ainsi que son réseau relationnel large et dense, en font un pays digne de confiance et lui confèrent une solide crédibilité aux échelles régionale et internationale.

Cher peuple,

Le Maroc, au même titre que certains pays du Maghreb arabe, fait face à une agression délibérée et préméditée.

Agrippés à des positions préétablies et à des considérations obsolètes, les ennemis de l’intégrité territoriale du Royaume ne souhaitent pas que le Maroc demeure la nation libre, forte et influente qu’il a toujours été.

De plus, quelques pays, notamment des pays européens comptant, paradoxalement, parmi les partenaires traditionnels du Maroc, craignent pour leurs intérêts économiques, leurs marchés et leurs sphères d’influence dans la région maghrébine.

Certains de leurs dirigeants ne saisissent pas encore que le problème ne réside pas dans les régimes des pays du grand Maghreb, mais bien dans les leurs, toujours teintés d’un passéisme désespérément rétif aux évolutions du temps.

Par ailleurs, les derniers mois ont révélé que ces pays connaissent un affaiblissement du respect des institutions de l’Etat et de ses principales missions traditionnelles.

Ainsi, ils nous voudraient façonnés à leur image et, pour porter atteinte à la respectabilité de nos institutions nationales, pour saper leur autorité, ils les accusent de bafouer les droits et les libertés et déploient, à cet effet, des arguments fallacieux contre elles.

Ils ne veulent pas admettre que les règles du jeu ont changé, que, désormais, nos pays sont totalement aptes à gérer leurs affaires, à mettre en valeur leurs ressources et leurs potentialités, dans l’intérêt bien compris de nos peuples.

Aussi, et dans l’intention de précipiter le Maroc dans une spirale de problèmes et de conflits avec certains pays, toutes sortes de ressources, légitimes et illégitimes, ont été mobilisées, avec une distribution des rôles et le déploiement d’impressionnants dispositifs d’influence.

Bien plus, plutôt que d’appuyer les efforts du Maroc dans le cadre d’un équilibre souhaité entre les pays de la région, des rapports ont franchi toutes les limites de l’acceptable, allant jusqu’à recommander que soit freinée la dynamique de développement de notre pays, au motif captieux qu’elle crée une dissymétrie entre les Etats maghrébins.

Dans le même esprit, les artisans de ce travail de sape ont orchestré une vaste campagne de dénigrement à l’encontre de nos institutions sécuritaires. Ils tentent ainsi de porter un coup à leur niveau de maîtrise élevé et à leur efficacité à préserver la sécurité et la stabilité du Maroc. Ils cherchent par là même à jeter une ombre sur l’effort d’appui et de coordination qu’elles assurent au bénéfice de notre environnement régional et international et ce, de l’aveu même de quelques-uns de ces pays.

Mais à toute chose, malheur est bon : par leurs menées, les ennemis de notre intégrité territoriale ne font que renforcer la foi et l’engagement déterminé des Marocains à défendre sans relâche la Patrie et ses intérêts supérieurs.

A ce propos, Nous affirmons être déterminés à maintenir résolument le cap, n’en déplaise aux adversaires agacés et aux envieux consumés par la haine vouée à notre pays.

Cher peuple,

D’aucuns prétendent que le Maroc est ainsi assailli parce qu’il aurait changé son orientation politique et stratégique, ainsi que son modus operandi dans le traitement de certaines questions diplomatiques.

Il n’en est rien. Le Maroc a effectivement changé mais pas dans le sens souhaité par ses détracteurs. Il a changé parce qu’il n’accepte pas que ses intérêts supérieurs soient malmenés. Corrélativement, il s’attache à fonder des relations solides, constructives et équilibrées, notamment avec les pays voisins.

C’est cette même logique qui commande nos choix dans la relation que nous entretenons actuellement avec notre voisin l’Espagne.

Certes, ces relations ont traversé récemment une crise sans précédent qui a fortement ébranlé la confiance mutuelle et a soulevé plusieurs interrogations sur leur devenir.

Néanmoins, nous avons travaillé avec la partie espagnole, dans le plus grand calme, la clarté la plus totale et un esprit de responsabilité.

De fait, aujourd’hui, Nous avons à cœur de renforcer les fondements classiques qui sous-tendent ces relations, à la faveur d’une compréhension conjointe des intérêts de nos deux pays voisins.

D’ailleurs, J’ai suivi personnellement et directement le processus de dialogue ainsi que l’évolution des discussions.

Le but n’était pas seulement de trouver une issue à cette crise, mais aussi de saisir l’opportunité pour redéfinir les bases et les paramètres qui régissent ces relations.

Avec un optimisme sincère, Nous formons le souhait de continuer à œuvrer avec le gouvernement espagnol et son président, Son Excellence Pedro Sanchez, afin d’inaugurer une étape inédite dans les relations entre nos deux pays. Désormais, celles-ci devront reposer sur la confiance, la transparence, la considération mutuelle et le respect des engagements.

Le même esprit sous-tend les relations de partenariat et de solidarité entre le Maroc et la France, étayées par les solides relations d’amitié et d’estime mutuelle qui M’unissent à son Président, Son Excellence Emmanuel Macron.

Cher peuple,

Si par le passé, la Révolution du Roi et du peuple a constitué un tournant historique pour le Maroc dans sa quête de la liberté et de l’indépendance, aujourd’hui s’ouvre devant nous une nouvelle étape où le patriotisme sincère est de mise pour relever les défis internes et externes.

C’est l’occasion pour nous de prier pour le salut des valeureux martyrs de la Patrie, au premier rang desquels, le héros de la libération, Notre Auguste Grand-Père, feu Sa Majesté le Roi Mohammed V et son compagnon de lutte, Notre Vénéré Père, feu Sa Majesté le Roi Hassan II, que Dieu les ait en Sa sainte miséricorde.

Wassalamou alaikoum warahmatoullahi wabarakatouh”.

SM le Roi adresse un discours à la Nation à l’occasion du 22ème anniversaire de la Fête du Trône (Texte intégral)

Fès- Sa Majesté le Roi Mohammed VI, que Dieu L’assiste, a adressé, samedi, un Discours à la Nation à l’occasion du 22ème anniversaire de l’accession du Souverain au Trône de Ses glorieux ancêtres.

Voici le texte intégral du Discours Royal :

“Louange à Dieu, Prière et salut sur le Prophète, Sa famille et Ses compagnons.

Cher peuple,

C’est avec une immense fierté que nous commémorons aujourd’hui le vingt-deuxième anniversaire de la Fête du Trône. Et cette célébration est un motif de satisfaction à plus d’un titre.

De fait, la Fête du Trône symbolise le pacte sacré de la Beia et témoigne de l’indéfectible symbiose qui unit, depuis toujours et en toute circonstance, les Sultans et les Rois du Maroc aux fils de leur peuple.

Pays séculaire, le Maroc est une nation unie, façonnée par une histoire commune.

Il puise sa force dans la cohésion nationale et l’adhésion unanime de ses composantes autour de ses symboles sacrés.

Il tire aussi sa puissance de ses institutions et de ses citoyens qui s’emploient, par leurs compétences et leurs initiatives, à développer, à faire progresser leur pays et à défendre son unité, sa stabilité.

Fort de ce capital humain et civilisationnel en perpétuel renouvellement, notre pays a réussi, au fil de sa longue histoire, ancienne et moderne, à relever les défis et à surmonter les épreuves.

Cher peuple,

Nous tenons en tout premier lieu à renouveler nos remerciements à tous les acteurs du secteur sanitaire, public, privé et militaire, ainsi qu’aux forces de sécurité et aux pouvoirs publics pour leur sens élevé des responsabilités et leur dévouement dans la lutte menée contre la pandémie de COVID 19.

Pour tous, la période est difficile. Et elle l’est également pour Moi personnellement, à l’égal de tout citoyen. Elle l’est pour Ma famille. Et soyez assurés que Je connais la détresse des Marocains et que J’en souffre comme eux, partageant totalement leur ressenti en pareilles circonstances.

En dépit de l’impact négatif laissé par la pandémie sur les projets et les activités économiques et sur la situation matérielle et sociale de nombreux citoyens, et afin d’en amortir le choc, Nous nous sommes efforcé de trouver des solutions.

Ainsi, depuis l’apparition de la pandémie et afin d’en amortir le choc, Nous avons pris l’initiative de créer un Fonds spécial qui a emporté l’adhésion spontanée des citoyens.

En outre, Nous avons initié un plan ambitieux de relance économique, destiné à soutenir les petites et les moyennes entreprises touchées par la crise, à préserver les emplois et à protéger le pouvoir d’achat des ménages à travers l’attribution d’aides financières directes.

Nous avons également créé le Fonds Mohammed VI pour l’Investissement dont l’objectif est de faire redémarrer les activités productives, d’accompagner et financer les différents projets d’investissement.

Cher peuple,

Aujourd’hui, nous pouvons être fiers à plusieurs titres : le Maroc a relevé un défi de taille en remportant « la bataille pour l’accès aux vaccins ». La campagne nationale de vaccination, à laquelle les citoyens répondent massivement se déroule de manière efficace et remarquable.

Convaincu que la souveraineté sanitaire est une composante essentielle de la sécurité stratégique du pays, Nous avons lancé un projet d’avant-garde pour la fabrication de vaccins, de médicaments et de matériel médical, indispensables pour le Maroc.

Néanmoins, rappelons que la pandémie subsiste et que la crise n’est pas encore terminée. C’est la raison pour laquelle nous devons tous rester vigilants, en nous attachant constamment au respect des consignes édictées par les autorités publiques.

Cher peuple,

Grâce à cet effort collectif, l’économie nationale affiche des signes encourageants qui annoncent qu’elle est en bonne voie de récupérer la plénitude de ses capacités.

Par la grâce du Dieu, l’embellie s’est renforcée à la faveur d’une bonne campagne agricole. Cette véritable manne du Seigneur, en contribuant à assurer la disponibilité des produits agricoles à l’échelle nationale, a apporté calme et sérénité aux citoyens.

Cette évolution significative intervient dans un contexte prometteur, avec la présentation des travaux de la Commission spéciale sur le modèle de développement, dont les propositions ouvrent en effet la voie à une nouvelle étape dans le processus d’accélération du décollage économique et de consolidation du projet de société que Nous voulons pour notre pays.

La Commission a réalisé un travail louable et mené un processus national auquel se sont associées les forces vives du pays : partis politiques, instances économiques, syndicales et sociales, structures de la société civile, et citoyens.

A l’instar de la phase de conception de ce modèle, Nous estimons que celle de sa mise en œuvre relève d’une responsabilité nationale nécessitant la mobilisation des potentialités de la Nation et l’implication de toutes ses compétences, notamment celles qui, au cours des prochaines années, seront appelées à exercer des responsabilités gouvernementales et des mandats publics.

Notre souhait est que « le Pacte national pour le développement » constitue le cadre de référence pour définir les principes et les priorités du pays en matière de développement, et qu’il forme le socle d’un pacte économique et social, propre à impulser une nouvelle révolution du Roi et du peuple.

En tant que Garant des intérêts de la Nation et des citoyens, Nous veillerons à accompagner la mise en œuvre opérationnelle de ce modèle, avec les dispositions et les mécanismes nécessaires à cet effet.

Cher peuple,

En parallèle avec les initiatives de développement menées au niveau interne, et avec une égale détermination, le Maroc s’attache à poursuivre ses efforts sincères pour consolider la sécurité et la stabilité dans son environnement africain et euro-méditerranéen, et plus particulièrement dans son voisinage maghrébin.

Dans le droit fil de cette approche, Nous renouvelons Notre invitation sincère à Nos frères en Algérie, pour œuvrer de concert et sans conditions à l’établissement de relations bilatérales fondées sur la confiance, le dialogue et le bon voisinage.

En effet, l’état actuel de ces relations ne Nous satisfait guère car il ne sert en rien les intérêts respectifs de Nos deux peuples. Il est même jugé inacceptable par bon nombre de pays.

Entre deux pays voisins et deux peuples frères, l’état normal des choses, c’est Notre conviction intime, est que les frontières soient et demeurent ouvertes.

En effet, leur fermeture heurte un droit naturel et un principe juridique authentique, consacré par les instruments internationaux, notamment le Traité de Marrakech, texte fondateur de l’Union du Maghreb Arabe qui prévoit la libre circulation des personnes, des services, des marchandises et des capitaux entre les pays constitutifs de l’espace maghrébin.

Je n’ai eu de cesse, depuis 2008, de clamer haut et fort cette idée et de la réaffirmer à maintes reprises et en diverses occasions.

A cet égard, force est de constater que ni Son Excellence, l’actuel président algérien, ni l’ex-président, ni Moi-même ne sommes à l’origine de cette décision de fermeture.

Néanmoins, devant Dieu, l’Histoire et nos concitoyens, nous sommes responsables politiquement et moralement de la persistance du statu quo.

Or, aucune logique ne saurait expliquer la situation présente, d’autant que les raisons ayant conduit à la fermeture des frontières sont totalement dépassées et n’ont plus raison d’être aujourd’hui.

Nous ne voulons ni faire des reproches, ni donner des leçons à quiconque. Nous nous percevons plutôt comme des frères qu’un corps intrus a divisés, alors qu’il n’a aucune place parmi nous.

Par ailleurs, d’aucuns soutiennent l’idée erronée que l’ouverture des frontières apporterait seulement un cortège de malheurs et de problèmes, à l’Algérie et au Maroc. A l’ère de la communication et des nouvelles technologies, personne ne peut donner crédit à pareils discours.

De fait, la fermeture des frontières ne rompt pas la communication profonde entre les deux peuples. Mais elle nourrit plutôt une fermeture d’esprit, amplifiée par l’influence néfaste des contrevérités relayées par certains médias, telle, celle selon laquelle la pauvreté serait le lot des Marocains dont les moyens de subsistance se résumeraient à la contrebande et au narcotrafic.

Chacun peut vérifier l’inexactitude de ces allégations : la communauté algérienne qui réside dans notre pays, les Algériens d’Europe et les Algériens d’Algérie qui se rendent au Maroc savent ce qu’il en est et ne se laissent pas abuser par ces contrevérités.

A ce propos, Je rassure Nos frères en Algérie : vous n’aurez jamais à craindre de la malveillance de la part du Maroc qui n’est nullement un danger ou une menace pour vous. En fait, ce qui vous affecte nous touche et ce qui vous atteint nous accable.

Aussi, Nous considérons que la sécurité et la stabilité de l’Algérie, et la quiétude de son peuple sont organiquement liées à la sécurité et à la stabilité du Maroc.

Corollairement, ce qui touche le Maroc affecte tout autant l’Algérie ; car les deux pays font indissolublement corps.

La vérité est que le Maroc et l’Algérie sont tous deux confrontés aux problèmes de l’immigration, de la contrebande, du narcotrafic et de la traite des êtres humains.

Les bandes qui s’adonnent à ces activités criminelles sont notre véritable ennemi commun. Si, ensemble, nous nous attelons à les combattre, nous parviendrons à mettre fin à leurs agissements en extirpant leur mal à la racine.

Par ailleurs, Nous déplorons les tensions médiatiques et diplomatiques qui agitent les relations entre le Maroc et l’Algérie. Elles nuisent à l’image des deux pays et laissent une impression négative, notamment dans les enceintes internationales.

Aussi, Nous appelons à faire prévaloir la sagesse et les intérêts supérieurs de nos deux pays. Nous pourrons ainsi dépasser cette situation déplorable qui gâche les potentialités de nos deux pays, au grand dam de nos deux peuples et des liens d’affection et de fraternité qui les unissent.

Plus que deux nations voisines, le Maroc et l’Algérie sont deux pays jumeaux qui se complètent.

Par conséquent, à sa plus proche convenance, J’invite Son Excellence le Président algérien à œuvrer à l’unisson au développement des rapports fraternels tissés par Nos deux peuples durant des années de lutte commune.

Cher peuple,

En cette glorieuse occasion, Nous rendons hommage à nos Forces Armées Royales, à la Gendarmerie Royale, à la Sûreté nationale, aux Forces auxiliaires et à la Protection Civile, toutes composantes confondues, pour leur dévouement et leur mobilisation constante, sous Notre commandement, afin de défendre l’unité et la souveraineté nationales et préserver la sécurité et la stabilité du pays.

Nous saluons également, avec déférence, la mémoire immaculée et les sacrifices de Nos Illustres Ancêtres, au premier rang desquels Notre Auguste Grand-Père, feu Sa Majesté le Roi Mohammed V et Notre Vénéré Père, feu Sa Majesté le Roi Hassan II, que Dieu les ait en Sa sainte miséricorde, ainsi que tous les valeureux martyrs de la Nation.

« Si Allah sait qu’il y a quelque bien dans vos cœurs, Il vous en donnera autant». Véridique est la parole de Dieu.

Wassalamou alaikoum warahmatoullahi wabarakatouh”.

Le gouvernement décide de prendre des mesures de précaution à partir du 23 décembre pour une période de 3 semaines

Sur la base des recommandations de la Commission scientifique et technique concernant la nécessité de renforcer les procédures de l’état d’urgence sanitaire et de maintenir les mesures et procédures nécessaires pour lutter contre le coronavirus (Covid-19), le gouvernement a décidé de prendre, à partir du mercredi 23 décembre 2020 à 21h00 et pour une durée de trois semaines, les mesures de précaution suivantes:

Le gouvernement précise, lundi dans un communiqué, que ces mesures concernent:

1- La fermeture des restaurants, cafés, commerces et grandes surfaces à 20h00;
2- Couvre-feu nocturne de 21h00 à 6h00 à l’échelle nationale, sauf cas exceptionnels;
3-  L’interdiction des fêtes et des rassemblements publics ou privés;
4- La fermeture totale des restaurants à Casablanca, Marrakech, Agadir et Tanger pour une durée de trois semaines,

Toutes les mesures de précaution annoncées précédemment seront maintenues, conclut le communiqué.

Formation Professionnelle: les Cités des Métiers bientôt une réalité!

Avril 2021. C’est la date fixée pour l’inauguration d’un seul coup de 12 Cités des Métiers et des Compétences (CMC) par l’Ofppt. C’est en tout cas ce rapporte le journal L’Economiste dans son édition du jour.

Dans le détail, deux Cités des métiers et des compétences seront implantées dans le chef-lieu de chaque région, à l’exception de l’Oriental qui a opté pour Nador. Ainsi, cinq CMC sont en cours de construction à Agadir, Nador, Laâyoune, Tanger et à Béni Mellal.

La sixième, celle de la région de Rabat localisée à Tamesna, attend l’accord des différentes parties. « Elle sera prête en mars prochain », précise le journal. La 7e qui concerne la région de Casablanca sera elle localisée à Nouaceur. Actuellement au stade des études architecturales. ses travaux devront démarrer début 2021.

Si pour les 8ème et 9ème (Marrakech et Dakhla), le concours architectural  sera lancé la semaine prochaine et l’ouverture des plis en janvier, ceux des 10ème et 11ème, (Fès et Darâa-Tafilalt) sont prêts.

La dernière CMC est Guelmim Oued Noun, qui en est au stade du règlement du foncier.
Ce chantier gigantesque mobilisera un budget de 3,6 milliards, soit plus de dix fois le budget normal de l’Office.

Rappelons que son lancement fait suite aux orientations royales pour la formation professionnelle exprimées dans le discours du 20 août 2018.

A Nador, la société civile continue de se mobiliser contre la Covid-19

L’engagement de la société civile de Nador pour la sensibilisation à la pandémie du nouveau coronavirus se poursuit, avec pour but d’inciter les habitants à respecter les mesures préventives et les bonnes pratiques visant à lutter contre la propagation de la Covid-19.

Même si la région de l’Oriental enregistre ces derniers jours une baisse dans le nombre de cas d’infection, la prudence reste de mise et il faut continuer à appliquer les mesures de précaution établies par les autorités publiques et sanitaires. C’est le message qu’entend faire passer l’Association Smile de la culture à Nador, qui a dédié la quatrième édition de sa Semaine Verte (10-16 décembre) à la sensibilisation sur cette pandémie.
Placée sous le thème «Mobilisons-nous ensemble contre la pandémie, pour protéger notre environnement et préserver notre santé», cette édition est particulière car elle intervient dans un contexte particulier, où tous les efforts sont les bienvenus pour inciter à la vigilance face au Covid-19 et mettre en garde contre tout relâchement.
Habituellement dédiée à la promotion de la culture environnementale et la sensibilisation à l’importance de l’efficacité énergétique et des énergies renouvelables, la Semaine Verte de l’association Smile s’est orientée cette année vers un sujet incontournable, aux enjeux aussi bien sanitaires qu’environnementaux, sociaux et économiques.
«La sensibilisation à l’écologie et l’éducation environnementale reste au centre de notre action, mais cette année nous avons intégré la sensibilisation à la Covid-19. Cela s’est traduit par un programme riche en activités, sorties sur le terrain et ateliers, le tout dans le respect strict des mesures préventives en vigueur contre la pandémie», a indiqué à la MAP Mohamed Amine Berjal, président de l’association.
En effet, des campagnes de sensibilisation ont été menées au cours de cette Semaine Verte dans deux établissements scolaires ainsi que dans le Centre de la deuxième chance-nouvelle génération «Imam Malek». Organisées avec la participation de l’ensemble des élèves et du cadre enseignant dans le respect du protocole sanitaire en vigueur, ces campagnes ont porté sur des actions de sensibilisation et de distribution de masques et de matériel de désinfection.
Le centre Imam Malek a en outre, bénéficié dans ce cadre d’une initiative d’aménagement de son espace vert et de plantation d’arbres, avec la contribution et l’adhésion des apprenants.
Les organisateurs ont aussi saisi l’occasion de ce rendez-vous annuel pour rendre hommage aux acteurs locaux qui œuvrent aux premières lignes contre la pandémie de la Covid-19, notamment le personnel de la santé, les autorités locales, les services de sécurité, les travailleurs de la propreté, les médias et autres intervenants.
«Plus qu’un hommage, nous avons voulu surtout exprimer notre reconnaissance, notre soutien et nos encouragements aux acteurs qui luttent avec abnégation contre la pandémie et œuvrent pour préserver la vie des citoyens», a expliqué M. Berjal.
Par ailleurs, cette manifestation a été marquée par le dévoilement d’une fresque murale réalisée par l’artiste-peintre Mokhtar Ghailan sur un mur de l’hôpital Al-Hassani de Nador. L’œuvre sensibilise à la pandémie de Covid-19 et à l’importance de la prochaine opération nationale de vaccination contre ce virus.
Un ensemble d’activités et d’initiatives qui montrent que la société civile reste mobilisée et vigilante face au nouveau coronavirus et disposée à accompagner les actions futures des autorités publiques contre la pandémie.

Vers la réhabilitation du boulevard Mohammed V d’Oujda

Le boulevard Mohammed V, artère centrale de la ville d’Oujda jouissant d’une grande valeur architecturale et patrimoniale, doit bénéficier d’un Plan de rénovation urbaine (PRU) à même de lui redonner son aura d’antan.

Le siège de la wilaya de l’Oriental a accueilli, mardi, une rencontre pour le lancement de l’étude relative à la réalisation du PRU de ce boulevard, présidée par le wali de la région de l’Oriental, gouverneur de la préfecture d’Oujda-Angad, Mouad El Jamai, en présence notamment de la directrice de l’Agence nationale pour la rénovation urbaine et la réhabilitation des bâtiments menaçant ruine (ANRUR), Zahra Sahi, du président du Conseil communal d’Oujda, Omar Hjira, de chefs de services décentralisés et d’autres personnalités.

Dans son allocution à cette occasion, Mouad El Jamai a relevé que le PRU du boulevard Mohammed V constituera une expérience pilote et pionnière à l’échelle nationale, ajoutant que ce projet s’ajoutera aux autres réalisations ayant impulsé le développement spatial et urbain dans la capitale de l’Oriental.

Ce projet doit permettre de mettre en valeur ce cœur battant d’Oujda et de préserver son tissu urbain qui occupe une place de choix dans la mémoire urbanistique de la ville, a-t-il estimé, appelant à travailler de concert dans le cadre d’une coordination entre l’ensemble des acteurs en vue de réussir ce projet de grande importance pour la ville d’Oujda.

Pour sa part, Omar Hjira a mis l’accent sur la forte symbolique que revêt le boulevard Mohammed V, véritable carrefour de rencontre entre les habitants de la ville et une artère structurante pour la mobilité et la vie économique et sociale.

Le choix porté sur ce boulevard pour faire l’objet d’un PRU est une bonne nouvelle pour l’ensemble des Oujdis, d’autant plus que certains immeubles et espaces de ce site souffrent de délabrement et nécessitent une intervention de grande envergure à même d’assurer la revalorisation de ce patrimoine.

De son côté, Zahra Sahi a présenté un exposé sur le contexte, les objectifs et la vision du future plan de rénovation urbaine du boulevard Mohammed V, indiquant que ce boulevard a été sélectionné parmi les sites pilotes devant bénéficier de programmes de rénovation urbaine, dans le cadre de l’appel à projets lancé en avril 2019 par l’ANRUR auprès des 12 wilayas et des agences urbaines.

Le PRU du boulevard Mohammed V, qui couvrira une superficie de 11,3 ha, porte sur une artère de grande importance pour la ville d’Oujda, puisqu’elle constitue la seule centralité de la ville, fait le relais entre la médina et la ville coloniale et se caractérise par sa particularité urbaine et architecturale, a-t-elle souligné.

Plus qu’une simple avenue, le boulevard renferme une identité spécifique, une culture et des pratiques sociales de la population, des usagers et des visiteurs, de même qu’il comprend des places publiques et des bâtiments patrimoniaux à rénover et des commerces et équipements administratifs à réhabiliter ou à reconvertir, a ajouté Zahra Sahi.

Ainsi, ce plan de rénovation urbaine aura pour objectifs la réhabilitation du cadre bâti et la sauvegarde du patrimoine architectural, l’amélioration du paysage urbain, l’aménagement des espaces publics, l’optimisation de la mobilité, la valorisation fonctionnelle et économique et le renforcement de la cohésion sociale, a-t-elle précisé.

Le PRU, tel que défini par la loi, vise à valoriser l’espace urbain et améliorer les conditions de vie et de logement sous réserve des orientations des documents d’urbanisme en vigueur, a relevé la responsable, ajoutant que la réussite et l’aboutissement de ce projet nécessite une volonté partagée et une implication de l’ensemble des acteurs concernés.

Cette rencontre a été, également, marquée par des exposés du bureau d’étude chargé de l’élaboration de l’étude relative au PRU du boulevard Mohammed V, axés sur les problématiques et la méthodologie de réalisation de l’étude.

Source : Le Matin

Oujda : Allègement des mesures préventives contre la Covid-19

Un communiqué de la préfecture explique l’adoption de cette décision, applicable à partir de mercredi prochain (16 décembre), par la baisse progressive du nombre de cas de contamination au Covid-19 et par la mise en œuvre des recommandations émanant de la réunion de la cellule de suivie, tenue lundi.

Il a été ainsi décidé la fermeture des cafés, restaurants et tous les locaux à usage commercial, professionnel et de service, y compris dans les hôtels, entre 22h et 06h, alors que le début du couvre-feu nocturne a été repoussé de deux heures. Il sera désormais de 23 heures à 05 heures du matin (21H-05H auparavant).

Il s’agit aussi du maintien de l’interdiction de la diffusion de matchs de football dans les cafés et restaurants, et l’annulation des mesures relatives à la fermeture des souks hebdomadaires et à l’horaire de travail des marchés de proximité.

Le communiqué annonce par ailleurs le maintien de l’imposition des autorisations exceptionnelles de déplacement de et vers le territoire de la préfecture d’Oujda-Angad, en plus de la fixation de la capacité d’accueil dans les hammams, les salons de coiffure et les salles de sport couvertes à 50 pc, et la capacité des transports publics à 75 pc.

Les nouvelles mesures concernent également la réouverture des jardins publics, l’adoption du confinement sanitaire total pour les membres des familles vivant avec une personne testée positive au coronavirus, et l’interdiction de tout rassemblement de plus de 20 personnes, y compris les rassemblements familiaux (mariages, funérailles, ..).

Dans le communiqué, les autorités préfectorales invitent les citoyens et les citoyennes à respecter les mesures précitées et celles en vigueur au niveau national, notamment le port du masque, la distanciation physique et les consignes de sécurité pour endiguer la propagation de la pandémie.

Elles incitent aussi les différents établissements à privilégier, dans la mesure du possible, le télétravail, notant que l’annulation, l’allègement ou le durcissement de ces mesures préventives, demeure tributaire de l’amélioration de la situation épidémiologique du coronavirus au niveau du territoire de la préfecture d’Oujda-Angad.

 

Nador : Festival international du cinéma de la mémoire partagée

Du 14 au 19 décembre 2020, la ville de Nador abritera un festival international du cinéma comme annoncé dans un communiqué du Centre de la Mémoire commune pour la Démocratie et la Paix.

« A l’époque de la Corona, où théâtres et cinémas sont fermés, les activités culturelles et artistiques suspendues, (…) les organisateurs de la neuvième édition du Festival international du cinéma de Nador insistent sur la célébration du cinéma et de la vie sous de nouveaux aspects contenant beaucoup de créativité collective », lit-on dans un communiqué émanant du Centre de la Mémoire commune pour la Démocratie et la Paix.

Cette édition se caractérise par une plus grande ouverture sur le milieu universitaire, étant que toutes les activités se dérouleront au sein de la Faculté multidisciplinaire, avec une programmation qui emboîte le pas aux défis actuels et futurs, annonce le communiqué, précisant que deux tables rondes ont été programmées qui accueilleront des personnalités cinématographiques, diplomatiques, universitaires et médiatiques pour discuter de «L’Histoire et la mémoire dans la relation marocaine avec les pays d’Amérique latine: visions croisées» et de «Le cinéma maroco-latino-américain à l’époque du Coronavirus: réalité et perspectives».

À travers les deux séminaires, qui seront modérés par la journaliste chercheuse Houria Boutayeb et l’anthropologue mexicaine Sandra Rojo Flores, les participants tenteront de rapprocher le public des relations historiques, diplomatiques, stratégiques, culturelles et académiques qui ont toujours lié le Maroc et les pays d’Amérique latine, et leurs perspectives à la lumière du monde post-pandémique.

En plus de la «Master Class», qui sera dispensée par le réalisateur Franco-vénézuélien Leschi Atualpa, en interaction avec le réalisateur irakien Laith Abdel Amir, le poète mauritanien Khal Trabli et la chercheuse anthropologique Sandra Rojo, les cinéphiles et les intellectuels suivront des cours de cinéma donnés par le réalisateur portugais Carlos Coelho, sur «Le rôle du cinéma dans la préservation de l’identité», El-Hassan Asouik de la Faculté multidisciplinaire de Nador sur le thème «Le cinéma post-pandémique: quelle perception sur le monde de demain ?», le réalisateur espagnol Antonio Torres sur le thème «Ce que le vent n’a pas pris: le cinéma et la mémoire », et par le réalisateur irakien Laith Abdel Amir sur « Les limites de la liberté dans la créativité ».

Selon le communiqué, sept films d’Histoire, six documentaires et huit courts métrages seront en compétition pour les Prix du festival. Et malgré la pandémie, le festival a reçu plus de 456 films en compétition dans les trois catégories.

Le festival sera inauguré à la Faculté multidisciplinaire de Nador le lundi 14 courant, et ce, par un hommage aux femmes et aux hommes de la voierie et des secteurs de la sécurité et de la santé pour leurs efforts acharnés tout au long de la période de la pandémie qui a envahi notre pays, les autorités compétentes ayant été contactées afin d’en sélectionner des éléments.

Enfin, le communiqué annonce que le festival sera diffusé en direct sur le site Web du festival et sur les sites Web des partenaires, de même que tous les films et activités parallèles seront diffusés sur le site Web festhome.com/ film. Toutefois, les personnes intéressées peuvent suivre les activités du festival sur: festivalcinemanador.com.

Source : L’Opinion

Maroc-Etats-Unis : Le communiqué du cabinet royal

L’annonce de la reconnaissance de la souveraineté marocaine sur le Sahara, par décret présidentiel, a été précédée par un appel téléphonique entre les deux Chefs d’Etats.

Voici le texte du communiqué du cabinet royal :

« Sa Majesté le Roi Mohammed VI, que Dieu L’assiste, a eu ce jour un entretien téléphonique avec Son Excellence M. Donald Trump, président des États-Unis d’Amérique.

Au cours de cet entretien, le président Trump a informé Sa Majesté le Roi, de la promulgation d’un décret présidentiel, avec ce que cet acte comporte comme force juridique et politique indéniable et à effet immédiat, portant sur la décision des États-Unis d’Amérique de reconnaître, pour la première fois de leur histoire, la pleine souveraineté du Royaume du Maroc sur l’ensemble de la région du Sahara Marocain.

Dans ce cadre, et à titre de première concrétisation de leur initiative souveraine de haute importance, les États-Unis d’Amérique ont décidé l’ouverture d’un consulat à Dakhla, à vocation essentiellement économique, en vue d’encourager les investissements américains et la contribution au développement économique et social, au profit notamment des habitants des provinces du Sud.

A cette occasion, le Souverain a exprimé, en Son Nom et au nom de l’ensemble du peuple Marocain, au président américain Sa profonde gratitude aux États-Unis d’Amérique pour cette prise de position historique.

Sa Majesté Le Roi a également transmis Ses sincères remerciements au président américain et à son équipe pour ce soutien franc et sans ambiguïté à la Marocanité du Sahara ; soutien qui renforce le partenariat stratégique puissant entre les deux pays et le rehausse au niveau de véritable alliance qui englobe l’ensemble des domaines.

Sa Majesté le Roi a souligné que bien que l’occasion ne se soit pas présentée pour rencontrer directement Son Excellence le Président, les consultations et la coordination se sont poursuivies, en particulier depuis la visite de Son Excellence M. Jared Kushner, Conseiller spécial de Son Excellence, en mai 2018, qui a été décisive sur différentes questions, y compris ce sujet ; ainsi qu’à travers les contacts, l’échange de délégations et un certain nombre de visites non officielles.

Cette position constructive des Etats-Unis d’Amérique vient renforcer la dynamique de la consécration de la marocanité du Sahara marocain, confirmée par les positions de soutien par un ensemble de pays amis, ainsi que par les décisions de nombreux pays d’ouvrir des consulats dans nos Provinces du sud.

Elle intervient également après l’intervention décisive et efficace des Forces Armées Royales, dans la zone de Guerguerat, afin de maintenir la sécurité et la stabilité dans cette partie du territoire marocain, et d’assurer la libre circulation des personnes et des biens avec les pays frères africains.

Au cours du même entretien, Sa Majesté le Roi et Son Excellence le Président américain ont échangé sur la situation actuelle dans la région du Moyen-Orient.

À cet égard, Sa Majesté le Roi a évoqué les positions constantes et équilibrées du Royaume du Maroc au sujet de la question palestinienne, soulignant que le Maroc soutient une solution fondée sur deux États vivant côte à côte dans la paix et la sécurité, et que les négociations entre les parties palestinienne et israélienne restent le seul moyen de parvenir à un règlement définitif, durable et global de ce conflit.

En sa qualité de Président du Comité Al-Qods, émanant de l’Organisation de la Coopération Islamique, Sa Majesté le Roi a souligné la nécessité de préserver le statut spécial de cette ville. Le Souverain a également insisté sur le respect de la liberté de pratiquer les rites religieux pour les adeptes des trois religions monothéistes, ainsi que sur le respect

du cachet musulman d’Al-Dosq Acharif et de la mosquée Al-Aqsa, conformément à l’appel d’Al-Qods/Jérusalem signé par Sa Majesté le Roi, Commandeur des Croyants, et Sa Sainteté le Pape François, lors de la visite de Sa Sainteté à Rabat le 30 mars 2019.

Eu égard au rôle historique que le Maroc a toujours joué dans le rapprochement des peuples de la région et dans la promotion de la paix et de la stabilité au Moyen-Orient, et compte tenu des liens spéciaux qui unissent la communauté juive d’origine marocaine, y compris en Israël, à la personne de Sa Majesté le Roi, le Souverain a informé le Président américain que le Maroc entend :

  • Accorder les autorisations de vols directs pour le transport des membres de la communauté juive marocaine et des touristes israéliens en provenance et à destination du Maroc ;

  • Reprendre les contacts officiels avec les vis-à-vis et les relations diplomatiques dans les meilleures délais.

  • Promouvoir des relations innovantes dans les domaines économique et technologique dont, à cet effet, œuvrer à la réouverture des bureaux de liaison dans les deux pays, comme cela fut le cas antérieurement et pendant plusieurs années jusqu’en 2002.

Sa Majesté le Roi a souligné que ces mesures n’affectaient en aucune manière l’engagement permanent et soutenu du Maroc en faveur de la cause palestinienne juste et sa détermination à continuer à contribuer efficacement et de manière constructive à une paix juste et durable au Moyen-Orient.

Ensuite, Sa Majesté le Roi et le Président américain ont évoqué les efforts déployés pour résoudre la crise au niveau du Conseil de Coopération du Golfe.

À cet égard, et partant des liens de fraternité solide, de cordialité sincère et d’appréciation mutuelle, unissant Sa Majesté le Roi Mohammed VI que Dieu l’assiste, et ses frères Rois et Emirs des pays arabes du Golfe, Sa Majesté le Roi a exprimé l’espoir que les développements positifs enregistrés conduisent à la réalisation de la réconciliation souhaitée. Ce qui sera à même de consolider la sécurité et la stabilité dans la région du Golfe, et de réaliser la sécurité arabe globale et le développement économique et social au profit des peuples de la région.

Eu égard aux relations spéciales et stratégiques liant le Maroc et les pays arabes du Golfe, Sa Majesté le Roi a exprimé sa reconnaissance pour le rôle important que les États-Unis ont joué dans les étapes décisives qui ont été franchies, réitérant Son soutien à la médiation Koweïtienne en vue de mettre fin à ce différend. »

L’ambassadeur des Etats-Unis dévoile la nouvelle carte du Maroc intégrant le Sahara

Les Etats-Unis adoptent une carte du Maroc intégrant le Sahara occidental