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Actualités

Les résultats du dernier forage semblent confirmer un gisement de gaz très important à Tendrara

29/03/2017 | Année 2017

Le dernier communiqué du pétro-gazier daté du 28 mars relatif aux résultats du forage onshore du puits TE-8 dans la licence Tendrara Lekbir affirme avoir enregistré des traces de gaz dans le réservoir TAGI (Trias Argilo Gréseux Inférieur) situé à la frontière-est du Maroc.

Les indices d’une éventuelle découverte majeure se renforcent grâce au forage de ce puits qui a confirmé que le système d’hydrocarbures prouvé qui existe en Algérie fait partie d'un système primaire qui s’étend jusqu’au territoire marocain.

Même si l’entreprise n’a pas pu, pour des raisons techniques, tester les paliers à gaz, les opérations de forage ont permis de confirmer la présence de traces de gaz dans les sables du réservoir de Trias Argileux Gréseux Inférieur (TAGI), qui s'étendraient sur 12 km au nord-est des deux puits déjà forés à Tendrara (TE-6 et TE-7).

Des premières conclusions qui pourraient, à terme, confirmer le potentiel gazier de ce périmètre situé dans la région de l’Oriental sachant que les deux premiers forages avaient abouti à des taux d’écoulement gaziers inespérés de 17 millions et de 32 millions de pieds cubes standard par jour.

Sound Energy cependant a pris soin d’indiquer que même si les émissions de gaz relevées lors du dernier forage constituent "une indication initiale positive", elles ne devraient pas être considérées comme concluantes sans davantage d’analyses poussées.

Quelques jours après avoir creusé le puits TE-8 à une profondeur de 3.120 mètres et pour la première fois à 359 mètres dans la couche Paelozoique, la société a rassemblé des données optimistes provisoires y compris grâce à l’utilisation de la technique Saturn 3D Radial MDT.

Selon elle, le forage a réussi à identifier et à pénétrer dans la séquence complète des sables westphalien du Paléozoïque (entre 2.762 mètres et 3120 mètres) au-dessous d'un joint intraformational avec des émissions de gaz observés au cours du forage.

Si l'étendue de la colonne de gaz du TE-8 est encore en cours d'évaluation, les premiers résultats d'exploitation sont "toujours compatibles avec une colonne de gaz unique très importante dans Tendrara et Meridija avec une structure étendue continue, qui devra être validé avec le puits TE1".

Cette conclusion provisoire confirme de plus en plus la probabilité d’un énorme réservoir connecté qui pourrait aboutir à une découverte majeure de dizaines de trillions de pieds cubes de gaz.

Selon le communiqué de la société britannique, le stock gazier du bassin Tendrara-Meridja est estimé "a minima entre 9 trillions de pieds cubes (TCF) et au maximum à 31 TCF".

Rappelons qu’en octobre 2016, le PDG de SE, James Parsons, avait déjà déclaré, devant des investisseurs que l’exploration "pourrait être assise sur un champ de gaz super-géant au Maroc".

Il avait affirmé que le gisement pourrait être porté à des dizaines de trillions de pieds cubes c’est-à-dire de l’ordre du champ de gaz Zohr d’ENI [compagnie italienne, ndlr.], au large de l’Egypte, qui pèse 30 trillions de pieds cubes" et est considéré comme le plus grand gisement de gaz en Méditerranée.

Au terme de son dernier forage, SE va prélever des échantillons de carottes de flanc, puis suspendre TE-8 en vue d’opérations qui incluront une stimulation mécanique du puits ou un sidetrack.

Sound Energy devra également mettre à jour ses modèles géologiques statiques et l'évaluation volumétrique avec l’acquisition des données de cinq forages précédents (TE-1, TE-2, TE-3, TE-4, TE-5).

Avant de confirmer définitivement ces estimations internes du potentiel des permis Tendrara et Meridja, d'autres études et forages seront nécessaires pour étayer le potentiel d'exploration estimée du bassin.

Ce n’est qu’après la remise d’un rapport d’expert indépendant qui devra confirmer les volumes découverts que la décision finale d’investissement puis de production gazière sera prise au plus tard à la fin de 2017.

Du côté de l’ONHYM, un cadre supérieur nous déclare, sous couvert d’anonymat, que "nous ne sommes pas autorisés à communiquer mais je ne vous cache pas que nos géologues sont très excités à l’idée de plus en plus probable que le Maroc produise du gaz en quantité industrielle".

Source : MEDIAS24